Article paru dans le Parisien du 1er juin 2004
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Selon A Saint-Ouen n° 17 (p 12), le Plan local d’urbanisme (PLU) permet de favoriser le « mieux vivre ensemble », il impulse un renouvellement urbain de la ville et prévoit plusieurs espaces verts répartis dans différents quartiers.
La réalité est bien différente. Le boulevard
urbain reliant le pont de
Gennevilliers à Saint-Ouen entraînera avec ses 2 800
véhicules par
heure plus de pollution y compris sonore, une saturation des
différents
axes. Quant aux logements, sur un projet de 2 200 logements, on ne
compte que 400 logements sociaux programmés. En ce qui concerne
les
espaces verts, les 3,3 hectares de l’espace naturel de la ZAC Victor
Hugo devraient se réduire à 1,2. Les jardins de l’Alstom
qui devaient
constituer le « poumon vert » dans le cadre de la
rénovation de la zone
des docks viennent d’être vendus à Vivendi (voir SOL n°38). Sans
oublier la multiplication d’immeubles de bureaux.
Saint-Ouen échappe de plus en plus à ses habitants, c’est une ville de moins en moins populaire.
Le PLU est soumis à enquête publique du 13 mai jusqu’au 16
juin. Nous
sommes invités à donner notre avis. Rendons nous
massivement au centre
administratif afin de réaffirmer notre volonté de dire
non « aux
promoteurs qui bouffent notre oxygène avec la complicité
de la mairie
», de dire non au boulevard urbain, etc.Centre administratif
Fernand
Lefort 6 place de la république, service urbanisme 3éme
étage. Le
commissaire enquêteur reçoit le mercredi 26 mai de 14 h
à 18 h, les
samedi 5 et 12 juin de 8 h 30 à 12 et le mercredi 16 juin de 14
h à 18h.
Une dizaine d'autres articles parus dans Saint-Ouen Luttes sur la ZAC Victor Hugo
Article dans Saint-Ouen Rouge
Echos de rencontres et débats sur la ville
La Friche du RER
L'association St-Ouen Ensemble Autrement qui s'est constituée lors des élections municipales dernières a provoqué un débat sur la Friche du RER, Bd Victor Hugo. Les Verts, le PS et "les Genvironnes" (association qui milite en faveur de projets alternatifs et verts pour cet espace) étaient présents, ainsi que la LCR naturellement. La municipalité en effet a un projet d'urbanisation avec une dominante pour la construction d'un nouveau bulding, été la concertation semble très encadrée de telle manière qu'il est difficile de faire entendre d'autres voix que celle du béton. Notre candidat LCR Jean-Yves Lesage est intervenu sur cet aspect. Sachant que nombre de cas de financements occultes ces dernières années se déroulent dans le cadre de ce genre d'opérations d'urbanisation, certains souhaitent sans doute aller au bout du projet "tout béton" : en clair plus le béton coule, et plus les patrons de la construction versent une commission importante à certains élus. Sur ce point Bruno Leroux, député PS a répondu que si dans le passé de telles pratiques ont existé, c'était maintenant fini; ce qui à bien fait sourire la salleÉPuis sur le fond du dossier, notre camarade a précisé la position de la LCR sur ce dossier. Certes il faut construire à St-Ouen des logements sociaux, et sans doute les infrastructures nécessaires à l'installation de nouvelles entreprises (à condition que les patrons payent et pas les habitants dont les impôts seraient alors bien curieusement utilisés !). Or il existe malheureusement bien des friches industrielles où ces réalisations peuvent être faites. En revanche il n'existe qu'une friche verte, plantée d'arbres. Sur ce dernier terrain miraculeusement épargné, il serait stupide de faire couler encore du béton. Nous proposons donc au contraire qu'il soit aménagé en vert. Mais attention, pas un square avec allées en bitum et pelouse interdite ! Nous proposons de tailler deux parcelles qui pourraient profiter à la population pour s'ébattre librement et apprendre les gestes simples de la terre : Une parcelle de jardins ouvriers gérés par une association, une parcelle "découverte" plantée d'arbres fruitiers où les enfants des écoles pourraient venir découvrir la vie.
Saint-Ouen rouge (Bulletin édité par les militants LCR de St-Ouen : juin 2002 - N° 3)
Le combat des hommes et des femmes de la friche Arago me rappelle qu'une friche immense s'étendait autour du Paris de mon enfance : la Zone, avec ses pierres, ses herbes ébourrifées, lieu de danger et de mystère, lieu de jeu, lieu interdit que les adultes abhorraient mais qui, pour nous, était le lieu de toutes les libertés : sauter, courir, observer toutes ces petites bêtes qui nous sont devenues étrangères : les fourmis, les coccinelles, les sauterelles, les perce-oreilles, les gendarmes, les grillons, les papillons, des coléoptères divers dont on ne connaissait pas le nom ; un, notamment, tout en longueur, qui levait la queue lorsqu'on lui en donnait l'ordre.
Autour du groupe d'habitations J. Staline, devenu depuis M. Bourdanias, pas de parking, pas de bureaux mais des espaces laissés à l'abandon selon les urbanistes, espace de rêve pour les enfants : une côte avec un noyer, un exploit pour un aventurier, suivre la caravane des fourmis noires en lutte contre les fourmis rouges qui piquent : sauver les faibles face à la cruauté des forts.
Avec des baguettes, tracer les limites de nos maisons imaginaires. Avec des cordes "récupérées" sur les chantiers, organiser des jeux à sauter divers et variés où l'on était quinze à vingt à sauter en coeur, à faire respecter des règles simples, les grands prenant soin des petits. Nous étions, comme nous disons aujourd'hui, livrés à nous-mêmes dans un espace non bétonné où se construisait notre idée de la liberté et de la solidarité.
Mais lorsqu'un adulte à la fenêtre nous faisait des remontrances, selon les circonstances nous étions penauds ou bien l'on s'envolait comme des oiseaux en gloussant irrespectueusement, en espérant peureusement que rien ne serait dit aux parents.
Yaka, Saint-Ouen Plage, n°6 Printemps 2002
(Feuille paraissant à chaque fois qu'elle a quelque chose à dire, publiée par l'Association Echanges).
Les barbares habitant les cités exilées au large du Business n'en croient pas leurs yeux. De la zone, des terrains vagues entre friches industrielles et casses de ferailleurs, "on" veut faire un centre d'affaires. A eux, auxquels personne ne s'intéresse ni ne demande quoi que ce soit, on ôte, d'un seul coup trois virgules, trois hectares de verdure que le hasard urbanistique a bien voulu laisser aux pieds de leurs immeubles désolés. Cette friche dont personne ne voulait, inconstructible pour partie, trop proche des habitations ou des voies rapides du périphérique...
Début de l'article paru dans No Pasaran, N°8 - Avril 2002, lire la suite