Une autre ZAC Victor Hugo est possible !

Avis de l'association Les Gensvironnes et le terre est bleue comme une orange

 

Les 6 ateliers se déroulent à la Bourse du travail, 30 rue Ambroise Croizat (métro Mairie de St-Ouen) :

1. L'insertion du projet dans un cadre urbain plus large.

2. La question de l'habitat.

3. Un projet enfance jeunesse pour le quartier.

4. La conception collective d'un espace vert.

5. La circulation et la desserte du quartier en transports en commun.

6. La question du commerce mais aussi des services à la population.

samedi 22 juin 2002 de 10 à 12 h : Réunion publique de restitution - lieu non fixé-

A propos de la concertation

Cet avis s'inscrit dans la démarche pour construire « une vraie concertation » et « penser la ZAC Victor Hugo dans un ensemble plus vaste » (*). Cet avis suit les thématiques par ateliers imposées par la municipalité même s' il conteste la manière dont ces thématiques ont été décidées et le calendrier de cette concertation qui se fait alors qu'un gigantesque immeuble de bureaux, l'Euoratrium, est déjà construit, qu'un autre, l'Eurosquar, va sortir de terre, qu'un morceau du boulevard urbain est déjà là, que des travaux d'aménagements, dits provisoires, sont déjà réalisés... sans concertation populaire.

Même si le document distribué par la mairie (uniquement dans le quartier Payret, Zola, Arago !) parle de démocratie participative et de véritable concertation, cet avis est sceptique sur la volonté de la municipalité d'être à l'écoute de la population et s'interroge sur la véritable prise en compte de la concertation sur l'avenir de la ZAC Victor Hugo. 1) Nous ne pouvons pas oublier que la municipalité a refusé, le 15 mars 2002, l'accès à une vingtaine d'habitants à la réunion censée préparer l'organisation de groupes de travail. 2) Nous n'oublions pas non plus que M. Bentolila, qui signe l'éditorial de la lettre d'information invitant aux ateliers, a dit à plusieurs reprises que « au final, ce sont les élus qui prendront la décision et que, si l'on n'est pas d'accord, il faudra pas voter pour eux lors des prochaines élections ». 3) Enfin, nous connaissons le mépris avec lequel sont traitées les associations par la municipalité : pas une seule foiscelles-ci ne sont citées comme faisant partie de la concertation dans la lettre d'information ! En outre, les fonctionnaires municipaux empêchent l'association Les Gensvironnes et la terre est bleue comme un orange (collectif Une friche en ville) de se réunir à la maison de quartier de la rue Pasteur !

Malgré ce scepticisme, cet avis « joue le jeu » fixé par la municipalité et formule des propositions suivant les 6 ateliers thématiques. (**)

NB : Dans son édito, M. Bentolila avance qu'il faudra « prendre en compte des contraintes tant techniques que financières ». Sur le plan technique, notre proposition de parc apparaît plus simple que la construction de complexes de bureaux. Sur le plan financier, nous regrettons qu'aucune information écrite n'ait été transmise à la population. Comment alors tenir compte de données financières que nous ne connaissons pas ? où est la transparence ? En outre, nous souhaitons souligner que l'on ne peut pas tout transformer en monnaie, en marchandise, il faut prendre en compte la qualité de vie ; la priorité donnée aux logements sur les bureaux, la préservation d'espaces verts et l'arrêt du tout automobile vont dans ce sens. Nouveau : l'analyse du budget de la ZAC.

(*) Cf. Lettre d'information quartier Victor Hugo, Faisons la ville ensemble, mairie de Saint-Ouen distribué le 20 avril 2002.

(**) La mairie compte fixer la date et le lieu de l'atelier 7 sur les attentes des entreprises et des salariés avec ceux-ci . Nous demandons à être mis au courant et à pouvoir participer à cette rencontre.

 

Atelier 1. L'insertion du projet dans un cadre urbain plus large

jeudi 25 avril 2002 18 h à 20 h

Le projet doit suivre des orientations importantes essentielles pour une meilleure vie dans nos villes :

- arrêt du développement de la circulation automobile et de ses effets néfastes pour l'environnement (couche d'ozone) et la santé

- priorité aux transports en commun et aux voies douces de Paris aux bords de Seine et parc départementale de l'Ile Saint-Denis (pistes cyclables, rollers, promenades...)

- extension des espaces verts actuellement très en-dessous des normes fixées par le Conseil général

- arrêt de la spéculation immobilière, notamment en termes de construction de bureaux

- lutte contre l'habitat insalubre, développement du logement social, transformation des bureaux vides en habitations

- développement des liens entre les habitants et entre les générations grâce à un espace ouvert et accessible à tous.

Nous relevons que la thématique imposée pour ce premier atelier est très vague, ce qui peut décourager les participants. Malgré le déficit d'information et les incertitudes sur les projets voisins (nous devons exiger de pouvoir consulter les plans et projets concernant les portes Pouchet et St-Ouen, les projets Zac Renault , emprise SNCF, bd. urbain et quai de SeineŠ) ces principes généraux entraînent des applications très concrètes pour la ZAC Victor Hugo qui sont présentées suivant les thématiques des ateliers suivants.

Atelier 2. La question de l'habitat

jeudi 25 avril 2002 20 h 30 à 22 h 30

La situation du logement est catastrophique sur la ville :

- des milliers de personnes ont une demande de logement, certains depuis parfois plus de quinze ans

- beaucoup d'immeubles sont insalubres

- le recensement de l'INSEE a montré que 2 000 logements étaient vides sur la ville

- nombre de bureaux restent inoccupés

On pourrait, face à cette situation dramatique, être tenté de proposer de construire des logements sociaux sur les 3,3 hectares d'espaces verts, bien qu'il existe aussi les friches Wonder, PleyelŠ Nous ne le faisons pas mais formulons des propositions très concrètes pour trouver des solutions à la situation des mal-logés :

- transparence dans l'attribution des logements sociaux et priorité aux mal-logés et aux demandes les plus anciennes dans l'accès au logement social

- lutte contre les marchands de sommeil, incitation aux habitants des logements insalubres à poursuivre juridiquement leurs propriétaires pour que ceux-ci fassent des travaux

- transformation des bureaux vides en logement

- réquisition des logements vides comme l'hôtel Germinal.

Plus précisément sur la ZAC Victor Hugo, trop de bureaux sont construits ou en cours de construction, nous proposons donc

- transformation de la construction en cours des bureaux de l'Eurosquare 1 (15 200 m2) et de l'Eurosquare 2 (17 600 m2) en logements prioritairement destinés aux mal-logés ; les entreprises qui voulaient s'installer dans ces Eurosquare pourront s'installer à l'Euroatrium (32 000 m2) qui est toujours inoccupé !

- la mairie met en avant que 60 logements en accession à la propriété seront construits rue Touzet-Gaillard. Notre proposition est beaucoup plus forte, les 2 Eurosquare (32 800 m2) transformés en habitations, c'est plus de 500 logements(*) de 65 m2 et cela sans rogner d'un centimètre les espaces verts existants !

- cette proposition ne crée pas de déséquilibre entre bureaux (à l'Euroatrium), logements (à l'Eurosquare), équipements collectifs et espaces verts (existants) ;

- toutefois, si malgré nos propositions de transfert des bureaux de l'Eurosquare vers l'Euroatrium, l'échec de l'implantation des bureaux se confirme sur l'Euroatrium, il faudra envisager sa réquisition et la transformation de ces bureaux en logements.

(*) On pourrait envisager aussi, à la place des bureaux de l'Euroatrium, 400 logements de 65 m2 soit 26000 m2, ce qui laisserait plus de 10 000 m2 pour des équipements collectifs : locaux associatifs, projets d'économie solidaire...

Atelier 3. Un projet enfance jeunesse pour le quartier

jeudi 16 mai 2002 18 h à 20 h

Un projet enfance jeunesse pour le quartier dépasse largement le cadre de l'avenir de la ZAC Victor Hugo. Avant d'envisager la transformation des bureaux vides en maison de l'enfance, salle de sports, salle de musculation, lieux associatifs... nous demandons qu'un bilan soit fait par rapport à la sous-utilisation de la maison de quartier Pasteur.

Cette maison de quartier, même si elle est intergénérationnelle, devrait aussi pouvoir s'inscrire dans un projet enfance jeunesse, or force est de constater qu'elle ne répond pas à ces objectifs.

Il est inimaginable de mettre en place de nouveaux équipements sans s'interroger sur la sous-utilisation de ceux qui existent.

Atelier 4. La conception collective d'un espace vert

jeudi 16 mai 2002 20 h 30 à 22 h 30

voir le plan de la friche

Il convient déjà de partir de l'existant pour voir comment pourrait être développé l'utilisation de l'espace vert de 3,3 hectares que nous voulons conserver vert et ouvert.

Aujourd'hui, c'est un lieu qui permet :

- des promenades pour les habitants et leurs animaux

- le ressourcement pour les personnes, parfois malades, asphyxiées par la pollution urbaine

- des pique-niques

- la réalisation d'activités culturelles (projections vidéos, concerts, débats, cerf-volant, badmington...)

- la réalisation d'activités sportives en liberté (jogging, foot improvisé...).

L'absence d'entretien et de nettoyage de l'espace fait qu'il est sous-utilisé. Aujourd'hui, ce sont les habitants eux-mêmes qui assurent l'entretien de l'espace. C'est la preuve qu'une gestion collective voire une autogestion de l'espace est possible si la municipalité soutient cette démarche avec par exemple la participation du service Parcs et Jardins. 2000 personnes ont signé une pétition pour la préservation de ce lieu, des propositions multiples ont été formulées par les pétitionnaires et la quasi-totalité souhaite que l'espace reste vert.

En vue de développer l'utilisation de cet espace, nous proposons :

- la création d'un parc non grillagé, lieu de vie entre les habitations et les bureaux, les équipements publics (écoles, transport en commun...)

- la mise en place de poubelles, d'un point d'eau et l'entretien régulier de l'espace

- la plantation d'arbres

- un espace plus particulièrement réservé aux chiens et leurs maîtres

- l'apport de terre permettant la mise en place de jardins (biologiques, pédagogiques...)

- une zone naturelle sensible permettant le développement de plantes adventices, l'utilisation d'engrais non chimiques, des allées de terre sans ciment

- un espace pour les ruchers actuellement installés à la maison de quartier Pasteur

- un aménagement permettant de faire des feux, des grillades

- des bancs

- un accès de l'école Victor Hugo sur le parc

- un accès de la place Jules Verne sur le parc

...

Atelier 5. La circulation et la desserte du quartier en transports en commun

mardi 28 mai 2002 18 h 00 à 20 h 00

Dans l'objectif d'une ouverture du quartier sur son environnement (Cf. atelier 1), voici nos propositions :

- développement des transports en commun et liaisons douces (vélos, rollers, promenades...), refus de toutes nouvelles voies routières réservées aux automobiles et camions et refus de la 2 x 2 voies du pont de Gennevilliers au boulevard Victor Hugo

- prolongement du boulevard urbain déjà construit jusqu'au boulevard Victor Hugo mais avec une utilisation exclusive pour les bus (notamment le 66) les vélos et les résidents

- liaison douce (vélos, promenades, rollers, skates...) vers Paris, Clichy, bords de Seine, connexion avec pistes cyclables et parc départemental de l'Ile Saint-Denis ;

- renforcement du flux des trains sur le RER C, puisqu'il suit le trajet de l'A15, et des lignes de bus pour parvenir à diminuer le flux automobile.

Atelier 6. La question du commerce mais aussi des services à la population

mardi 28 mai 2002 20 h 30 à 22 h 30

Aujourd'hui, le nombre de commerces diminue sur le quartier. L'implantation de nouveaux commerces risque non seulement d'être un échec mais aussi d'entraîner la disparition de ceux qui survivent ! Il faut donc en premier lieu réfléchir à la disparition des commerces de la place Payret et voir comment différentes mesures publiques (loyers gratuits, aide financière...) permettraient que de nouveaux s'y implantent.

Nous nous étonnons de l'absence de réflexion sur le développement de projets d'économie solidaire qui permettent, au delà du rendu de services, le développement de relations entre les habitants et les générations. Un appui public et une reconnaissance de la vie associative pourraient permettre l'implantation de :

- jardins biologiques

- restaurant associatif en direction de la population et des salariés

- bar associatif avec salle de concerts par exemple

- régies de quartier, associations en charge de l'entretien du quartier associant habitants, collectivité locale, office HLM et permettant que des personnes sans emploi trouvent un travail sur leur quartier (une repasserie par exemple), que les habitants puissent décider de l'entretien de leur environnement

- créations d'emplois pour l'animation sur le parc

...

Résumé : une autre ZAC Victor Hugo est possible !

samedi 22 juin 2002 de 10 à 12 h : Réunion publique de restitution - lieu non fixé-

- préservation des 3,3 hectares d'espaces verts à aménager en parc avec la population

- transformation des projets de bureaux déjà construits en projets de logements : construction minimale de 400 logements

- conciliation bureaux, logements, équipements, espaces verts

- amélioration et développement de services à la population

- arrêt de toutes constructions de voies pour les automobiles individuelles et camions

- développement des transports en commun (RER C, bus)

- liaisons douces (vélos, rollers, promenades...) entre Paris, Saint-Ouen, Clichy, les bords de Seine, l'Ile Saint-Denis

 

Avril / Mai 2002

Un autre budget est aussi possible !

page d'accueil - où est la friche et son histoire - le plan de la friche - les travaux du boulevard urbain - ce que nous pouvons faire ensemble
- résultats de la consultation d'initiative populaire au 23 septembre 2001 - qui sommes-nous ? contactez-nous - articles et traces écrites.